Road Trip France - Italie

👉 7 jours d’aventure en moto entre la France et l’Italie : routes de montagne, pistes mythiques, bivouacs en altitude, rencontres imprĂ©vues et frayeurs mĂ©morables. Un road trip inoubliable entre cols alpins, route du sel et paysages grandioses.

Fab

9/5/20254 min read

Road Trip France - Italie

Jour 1 – 430 km : Mise en route


DĂ©part de Nancy avec un pote sans se presser, parce qu’aprĂšs tout, c’est les vacances et pas le Dakar. On s’épargne le rĂ©veil Ă  5h du mat’, cafĂ© avalĂ© tranquillement, puis mise en route.
Un peu d’autoroute pour se dĂ©gourdir les pneus, puis on plonge dans les petites routes vosgiennes. Les forĂȘts dĂ©filent, l’air frais pique le visage, ça sent dĂ©jĂ  l’aventure.
On traverse le Jura, les montagnes s’approchent, et l’excitation monte en mĂȘme temps que l’altitude. Le soir, retrouvaille avec un autre pote, premiĂšres rigolades autour du repas. On est partis pour une belle semaine.

Jour 2 – 220 km : Virages et marmottes


DĂ©part 8h pile. Les Alpes nous accueillent avec un festival de virages, Ă  se demander si les ingĂ©nieurs qui ont tracĂ© ces routes n’avaient pas abusĂ© du gĂ©nĂ©pi. Chaque lacet ouvre sur un dĂ©cor plus beau que le prĂ©cĂ©dent.
Les pneus chauffent, et il est temps d’attaquer nos premiĂšres pistes françaises. On croise quelques randonneurs : Ă©changes de signes amicaux, pas de tension, ça fait plaisir. Comme quoi, le partage des chemins, ça fonctionne.
Le soir, bivouac magique Ă  1500 m d’altitude. Pas un bruit
 sauf quelques marmottes qui se chamaillent. On se dit qu’on a trouvĂ© la vraie dĂ©finition du silence de montagne.

Jour 3 – 230 km : L’Italie, enfin


8h30, dĂ©part pour l’Italie par les petites routes de montagne. RiviĂšres cristallines, lacs turquoise et panoramas de carte postale : on en prend plein les yeux.
Mais l’essence, elle, se fait rare. MalgrĂ© nos gros rĂ©servoirs (23l), on frĂŽle la panne sĂšche. Trouver une station dans le coin, c’est comme chercher un McDo en plein Sahara
 Et quand enfin tu en dĂ©niches une, elle est vide. LĂ , tu souris beaucoup moins.
Une fois l’estomac des motos rassasiĂ©, on attaque les pistes : le col del Finestre et la Lassietta, perchĂ©s Ă  plus de 2000 m. Des pistes incroyables qui serpentent dans la montagne, offrant une vue Ă  tomber.
Le soir, camping avec une trentaine de trailistes dĂ©jĂ  installĂ©s. La barriĂšre de la langue fait sourire, mais avec un mĂ©lange d’anglais, de français et de signes, on arrive Ă  Ă©changer. On croise mĂȘme un couple de Suisses dĂ©butants en off-road. On leur file deux-trois astuces pour affronter les pistes : la solidaritĂ©, ça fait partie du voyage.

Jour 4 – 136 km : Le col du Sommeiller et le drone rebelle


Cap sur la piste du Sommeiller, 3009 m d’altitude. On commence dans la forĂȘt, on passe par des prairies d’altitude, et on termine dans un dĂ©cor lunaire. C’est le genre de montĂ©e qui te rappelle pourquoi tu fais de la moto.
En haut, le panorama est si grand qu’on se sent minuscule. Je sors le drone pour immortaliser le moment
 mais Ă  800 m de distance, je perds le signal. Panique totale. Sprint pour capter de nouveau, stress maximum, mais je rĂ©ussis Ă  le rĂ©cupĂ©rer. La frayeur du jour.
Descente ensuite vers le TET italien
 sauf qu’on se plante de chemin. Ça grimpe sec, les motos sont lourdes, et c’est la chute assurĂ©e. Demi-tour obligĂ©. L’aventure, c’est aussi ça : reconnaĂźtre ses erreurs et accepter de rebrousser chemin.
Le soir, on se pose au hasard dans un camping. Pas prévu, pas planifié, mais finalement parfait.

Jour 5 – 210 km : Les cols mythiques


Aujourd’hui, c’est full bitume. Et quel bitume ! Col de l’Izoard, col de Vars
 rien que des noms qui font rĂȘver. Les virages s’enchaĂźnent, les pneus Ă  crampons chauffent Ă  blanc, et nous, on sourit comme des gosses.
Encore une fois, les panoramas sont juste incroyables. On replonge en Italie pour se rapprocher de la fameuse route du sel, un peu plus au sud.
Le soir, miracle : on arrive tĂŽt au camping. Ça fait du bien de poser le sac avant la nuit tombĂ©e. Douche, repos
 et apĂ©ro bien mĂ©ritĂ©.

Jour 6 – 285 km : La route du Sel et la galùre des 4L


8h, dĂ©part direction la route du sel. Grand soleil, motivation au max. Premier tour de roue
 et arrĂȘt net. Surprise : piste fermĂ©e jusqu’à 10h30 pour cause d’évĂ©nement. En gros : 110 voitures, principalement des 4L, alignĂ©es sur la piste. Certaines n’avaient jamais vu un caillou. Catastrophique pour nous Ă  moto, oĂč l’élan est vital.
Mon pote manque de finir dans le ravin, grosse frayeur. On garde les nerfs solides, on serre les fesses et on double tout ce beau monde. AprÚs ça, la piste est somptueuse, perchée à plus de 2000 m, un vrai régal.
Fin d’aprĂšs-midi, nos routes se sĂ©parent. Mon pote prend sa direction, moi la mienne : je dois filer vers Nantes pour rejoindre la famille qui est dĂ©jĂ  sur place. Je choisis de dormir Ă  Barcelonnette pour rĂ©cupĂ©rer avant l’étape finale.

Jour 7 – 1063 km : Le marathon


Réveil à 4h30, départ à 5h30. Tout est plié, sanglé, calé. La mission du jour : rallier Pornic.
Je sors des Alpes par les petites routes, puis c’est autoroute, autoroute, autoroute. La chaleur est Ă©crasante, les bouchons interminables, et l’interfile avec les valises, c’est du sport. Chaque pause est un soulagement, chaque kilomĂštre un combat.
À l’arrivĂ©e : 1063 km avalĂ©s en 13h30, sur une TĂ©nĂ©rĂ© 700 avec la selle d’origine. Verdict ? Mon cul demande officiellement le divorce.

Conclusion :


Sept jours d’aventure, entre paysages grandioses, bivouacs de rĂȘve, frayeurs, rencontres improbables et kilomĂštres avalĂ©s.
Fatiguant ? Oui. GalĂšre parfois ? Clairement. Mais surtout inoubliable.
Une preuve que, motivé, on peut tout faire.


Et sur ce, comme on dit chez moi :
Gaz, gros !!!

Maintenant place Ă  la prĂ©paration pour le Maroc fin septembre 😅


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